Kobe Bryant – Mamba Mentality

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Crédit photo : Google Images

La traduction du jour est partielle, car il s’agit d’extraits du dernier livre de Kobe Bryant, intitulé Mamba Mentality qui ont été publiés sur The Players’ Tribune. L’ancien joueur des Lakers nous livre son ressenti sur le basketball, en expliquant son amour pour le moindre détail. Il aborde aussi sa relation avec quelques joueurs NBA avant d’expliquer ce besoin constant de devoir défier tous les joueurs qu’il a rencontré. Comme d’habitude, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne lecture. 

Je me souviens le jour où j’ai eu mon premier ballon de basketball entre les mains.

J’ai adoré la sensation au bout de mes doigts. J’étais tellement amoureux que je ne voulais pas la faire rebondir, ne pas abimer le grain du cuir, la perfection des rainures. Je ne voulais pas user cette sensation.

J’adorais le son aussi, ce tap tap quand le ballon rencontre le parquet. Ce son croustillant et clair en même temps. Un son prévisible. Ces petits détails que j’ai aimé dans le basketball, ces choses-là qui étaient au cœur, à la racine même de ma carrière, mon métier.

C’était les raisons pour lesquelles je suis allé aussi loin dans le basketball, que j’ai creusé aussi profond que je pouvais. Tout remonte à ce tap tap pour lequel j’ai commencé à me passionner.

Crédits photos : Andrew Bernstein

Mon équilibre de jeune joueur sur cette photo, est mauvais.

Tout nous oppose et tout nous divise. Michael se tient droit à partir du basket. Il ne penche ou ne flanche nulle part et c’est pour ça que son jeu est équilibré et centré. Son corps est contrôlé, tout comme son jeu.

Quant à ma défense sur la photo, j’utilise mon avant-bras pour contre balancer son poids, mais c’est à peu près tout ce que je fais. Je suis trop penché vers l’avant, ce qui est une faute grave car je mets trop de pression sur son corps.

Rien qu’en connaissant les principes de gravité, il suffit d’un petit mouvement à gauche ou à droite pour Michael afin d’être débarrassé de moi. Une défense catastrophique en somme.

Par chance j’ai vu ce cliché en 1998, après l’avoir étudié j’ai corrigé ma posture et mon équilibre. Marquer contre ma défense au poste corrigé devenait quelque chose de plus compliqué.

Crédits photos : Andrew Bernstein

Allen Iverson était petit, mais c’était un joueur incroyable. Ma philosophie était d’utiliser ma taille comme un avantage et de lui shooter dessus. Je n’ai pas besoin d’essayer quoi que ce soit, je n’ai pas besoin d’aller nulle part, je n’ai pas besoin d’essayer de le faire reculer. Je vais juste lui tirer dessus, parce que je peux avoir une bonne vision.

Je ne parle pas de se contenter d’un pull-up. Quand Allen me couvrait, je recevais le ballon dans des endroits favorables, dans des positions où il ne pouvait pas couper la ligne de passe ou intercepter le ballon.

Je n’aurais pas pu couvrir encore plus près, peut-être en jouant au poste ? Est-ce que je ne pouvais pas lui enlever le ballon des mains ? Peut-être, mais ça n’aurait pas été malin.

J’ai décidé de ne pas intercepter le ballon parce que les Sixers se seraient juste retrouvés devant moi et j’aurais été pris au piège. J’aurais pu jouer et dribbler, mais ils auraient aussi eu des aides et je finissais pris au piège dans cette situation. Alors que là, j’atténue tous ces stratagèmes.

Crédits photos : Andrew Bernstein

Je ne dirais pas que mon leadership a changé au fil des ans.

J’ai aimé défier les gens et les mettre mal à l’aise. C’est ce genre de choses qui vous poussent à l’introspection et ce qui pousse à s’améliorer. On peut dire que j’ai défié les gens à donner le meilleur d’eux-mêmes.

Ce genre d’approche n’a jamais changé, il s’est juste affiné et précisé en fonction des nouveaux joueurs que je défiais petit à petit. J’ai essayé de défier tout le monde, donner un challenge différent à tous en essayant à chaque fois qu’il soit fait pour la personne.

J’ai dû chercher ce qui pouvait marcher et pour qui. J’ai fait mes petits devoirs et j’ai regardé qui réagissait et comment. J’ai appris de leur personne, leurs histoires et même écouté quels étaient leurs buts dans la vie. J’allais même comprendre ce qui les rassurait, où étaient leurs doutes et une fois tout ça compris, je faisais du mieux possible pour toucher le point sensible. Le bon nerf, au bon moment.

Crédits photos : Andrew Bernstein

J’ai toujours aimé tuer l’opposition. La principale chose dont j’ai souvent discuté avec LeBron était de savoir ce qui faisait la mentalité d’un tueur. Il regardait avec attention chaque entraînement et l’approche que j’avais. Je les ai toujours défié lui et les autres gars.

Je me rappelle d’une mi-temps nous faisions n’importe quoi. Je suis rentré dans les vestiaire et j’ai déclaré d’une manière beaucoup plus crue quel était le bordel qu’on faisait sur le terrain. Durant la deuxième période j’ai vu LeBron réagir en conséquence de mes paroles, avec un état d’esprit ultra dominant. Depuis cet instant je ne l’ai plus vu quitter cet esprit.

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