NBA – Qu’il le veuille ou non, les Wolves sont bien à Karl Anthony Towns

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Jimmy Butler parti, Andrew Wiggins dans un fauteuil nommé Discrétion Totale, voilà Karl Anthony Towns désormais véritable chef de meute de cette équipe des Minnesota Timberwolves. Avec un bilan équilibré (12 victoires pour 12 défaites) l’équipe de Tom Thibodeau s’est trouvé un semblant de stabilité et un joli bilan sur les 10 dernières rencontres : 7 victoires pour 3 petites défaites.

Dont deux face aux Nuggets (103-101) et aux Grizzlies (100-87) autant dire des adversaires qu’il ne vaut mieux pas rencontrer pour l’instant. Si l’effectif se porte mieux depuis que le trublion Jimmy Butler a déposé ses valises à Philadelphie, c’est dû au retour d’un Karl Anthony Towns plus épanoui : 21.3 points de moyenne à 48.8% aux tirs, 12.5 rebonds sur les dix derniers matchs.

Un retour à la normale alors que le joueur peinait en ce début de saison et qu’on lui collait déjà l’adjectif frustrant en le regardant jouer. Enfin bon, laissons à Andrew Wiggins ce qui appartient à Wiggins. A 23 ans, l’heure d’être le mâle alpha est arrivée pour le First Pick 2015.

Comme le rapporte Jon Krawczynski de The Athletic, avec Kevin Garnett dans la tête et Derrick Rose à ses côtés, KAT semble montrer quelques signes d’acceptation de son nouveau rôle.

« Etre exemplaire est probablement le plus dur des exercices, nous restons humains avant d’être des joueurs. Les humains font des erreurs. Dans un processus d’émancipation, un jeune joueur qui se veut être le leader doit trouver comment être agressif, comment dépenser son énergie et dans quoi. J’ai toujours dit : « Laisse ton travail et ton exemplarité parler pour toi, elles te montreront la voie pour résoudre tes problèmes. » Kevin Garnett

« Pour les gars qui sont là depuis un moment dans la Ligue, on sait où il en est dans sa carrière. On est là pour l’aider, c’est super de le voir prendre ce défi à bras le corps. Certes ça prend du temps, on apprécie juste de le voir accepter de devenir le franchise player. » Derrick Rose

Contrairement à la personnalité de Jimmy Butler, KAT semble se soucier de l’image qu’il reflète auprès de ses coéquipiers. Towns écoute et prend note, ce qui n’était pas le cas auparavant. Savoir écouter sa Cour, voilà une qualité première importante.

« KAT essaie d’être ami avec tout le monde et de ne contrarier personne. Etre en compagnie de joueurs plus expérimentés vous rend plus alerte, plus intelligent, plus mature, vous grandissez plus vite d’un coup. » explique Kevin Garnett.

« Tim Duncan montrait la marche à suivre par l’exemple. Kobe montrait l’exemple mais vocalement. Tout dépend de la personnalité des joueurs, sa façon d’approcher les choses. KAT lui, est extraverti, très bavard. Il a tous les traits pour devenir un leader. Il suffit juste d’apprendre et comprendre quoi dire aux bons moments. » Derrick Rose

Credit: Jesse Johnson-USA TODAY Sports

Au fur et à mesure que les jours se sont écoulés après le transfert de Jimmy Butler, l’intérieur des Wolves finissait par prendre conscience qu’il était temps de revêtir le brassard de capitaine.

« Je n’ai jamais pensé être un leader. Je veux juste faire ce qu’il faut et apporter ma pierre à l’édifice. Parfois les gens dirigent par les actions ou par la force des mots, je suis plus un gars qui marche à l’action. »

Une pression que le jeune joueur n’était pas forcément prêt à rencontrer, du moins peut-être pas de sitôt. Cependant avec un bon entourage et une personne comme Derrick Rose, plus jeune MVP de l’Histoire, autant dire que l’environnement est bon.

« Les médias jouent leur rôle pour ajouter un peu plus de pression sur certains joueurs. Il est encore jeune. Il faudrait parfois que les médias comprennent à évoluer à la même vitesse que le joueur. Parfois l’obstacle est plus gros pour certains. C’est là que je rentre en jeu, pour lui éclairer sa lanterne, que son esprit soit moins brouillé et qu’il surmonte ça sans soucis. » Derrick Rose

Des paroles importantes qui témoignent d’une confiance aveugle envers le jeune joueur, un des premiers traits d’un bon leader : que ses comparses soient capables de se mettre derrière lui et suivre ses pas. Il faudra suivre l’évolution de Towns avec curiosité et surtout un peu de patience. Avec un Derrick Rose sage et dans le partage, des lieutenants tels que Taj Gibson, Andrew Wiggins, Jeff Teague, Karl Anthony Towns peut prendre le trône, mieux encore, il lui est offert. Winter is coming Karl, attention à ne pas attraper froid. Prochains matchs : Hornets, Blazers, Warriors, Kings, et Suns. L’heure de voir si le louveteau a laissé tomber les dents de lait pour sortir de magnifiques crocs de loup.

Sources : ESPN, The Athletic
Crédit Photo : USA Today 

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