NBA – Plus personne ne veut jouer avec LeBron ?

4 min read

Nombreux sont les joueurs qui attendaient sa décision pendant l’été, certains avaient même dit pourquoi pas le rejoindre à L.A mais la tendance semblerait avoir changé depuis que LeBron James s’est installé aux Lakers. Peur de jouer dans l’ombre ou de ne pas assumer le challenge ? C’est le sujet du jour.

Jim Bucher a rédigé pour Bleacher Report Mag un article qui résume la pensée d’une douzaine de joueurs NBA concernant le fait de rejoindre LeBron James et quelles seraient les raisons qui justifient leurs choix.

« Si LeBron joue dans votre équipe, tout doit être à propos de lui. Il faut être capable de coexister et coller avec tout ça. Qui êtes-vous dans la Ligue ? Où en êtes-vous dans votre carrière ? Que voulez-vous faire ? C’est un sacrifice quotidien mais qui amène souvent au succès. » Tyson Chandler

Paul George voulait jouer aux Lakers, adore sa ville de Los Angeles, puis soudainement reste au Thunder. Jimmy Butler voulait un gros marché entre L.A et New York et a ouvertement déclaré ne pas vouloir jouer dans l’ombre de LeBron, tout ça donc pour filer à Philadelphie. Kawhi Leonard souhaitait partir en Californie et est apparemment plus intéressé pour partir aux Clippers si c’était le cas.

Alors que beaucoup de joueurs montrent du respect au King, pourquoi peu d’entre eux sont emballés par l’idée de jouer au rang du numéro 23 ? Après tout, Dwyane Wade, Chris Bosh, Eric Snow, Kyrie Irving et Kevin Love l’ont bien fait. (Cherchez l’intrus)

Source : Bleacher Report

Interrogé récemment, Kevin Durant laisse planer beaucoup de soupçons quant à sa Free Agency, si ce n’est qu’il compte bien faire sauter la banque. Sur la question à propos de LeBron, Durant a un avis très tranché.

« Tout dépend du joueur que vous êtes. Si vous êtes Kyle Korver, ça fait sens, il n’était pas option n°1 aux Hawks et était un bon soldat à Cleveland, comme il a toujours su le faire. Si vous êtes Kawhi Leonard, ça ne fait pas sens. Kawhi a besoin du ballon dans les mains, de dicter le jeu et de s’exprimer, beaucoup de joueurs veulent éclore, ils n’ont pas besoin d’un LeBron James à côté d’eux. Kevin Love et Chris Bosh ont dû changer leur profil pour pouvoir permettre à LeBron d’exister et évoluer. Ils méritent plus de crédit pour s’être sacrificiés. »

Le dernier MVP des Finals met aussi l’accent sur la pression médiatique qu’impose de jouer aux côtés de LeBron James, qu’il qualifie de toxique.

« Il a tellement de fans dans les médias, nous, on joue au basket. Parfois cette hype va bien au-delà du basketball, je comprends que beaucoup de gens ne veulent pas vivre dans cet environnement car c’est toxique. Les yeux sont encore plus rivés sur vous, ce n’est pas sa faute, mais il magnétise l’attention. Par moments on aimerait envoyer tout balader et qu’on nous laisse jouer au basketball. »

Suite à cette observation d’autres joueurs comme Trevor Ariza pointent du doigt les médias, qui parfois ne font pas leur travail selon lui.

« Dans ce cas-là, les médias doivent changer leurs points de vue. Vous faites du joueur une MegaStar, donc n’allez pas blâmer systématiquement le supporting cast quand une équipe perd de peu, c’est souvent que la star de l’équipe a mal joué. »

Un phénomène qui est exagéré en NBA et d’autant plus quand on joue pour une équipe comme les Los Angeles Lakers, reconnu par beaucoup de joueurs passés par la franchise.

« Ces ressentiments sont décuplés quand on joue pour les Lakers. Si vous réussissez avec les Lakers, vous serez éternellement aimé. Mais il y’a de la pression, de la tension et du drama comme nulle part ailleurs. Chaque jour, une vingtaine de médias sont là pour décortiquer et épier le moindre petit détail exploitable pour monter une histoire. Si tout va c’est super, sinon… »

Le prix semble cher à payer pour tutoyer l’excellence aux Lakers. Beaucoup de joueurs avaient catégoriquement refusé de rejoindre Kobe Bryant et son spectre mégalomane dans le début des années 2010. Pas sûr que ce motif soit le même avec LeBron James. Avec du recul, c’est plutôt à se demander si les joueurs et franchises ne vont pas revenir vers une ère de dominance unique par franchise. S’assurer de briller sans que personne autour ne tire la couverture. Ce ne serait pas un modèle nouveau. Après tout rien ne se crée et rien ne se perd.

Source & Crédit photo : Bleacher Report Mag.

 

Laisser un commentaire