NBA – Giannis Antetokounmpo et les Bucks, un contrat gagnant-gagnant ?

4 min read

Enfin, LeBron James n’est plus de la partie dans la Conférence Est. Huit ans de calvaire pour les 14 équipes dans lesquelles il ne jouait pas qui se terminent cette saison. C’est donc l’occasion pour certaines équipes fraîchement remaniées de prendre enfin les commandes alors que les jeunes composant leurs rangs prennent du poil de la bête. Justement, parlons des Bucks. Cette équipe qui compte bien faire du tort aux favoris que sont les Celtics, les Raptors et les Sixers.

Un service rendu aux Bucks

Quatre matchs et quatre victoires en guise de départ pour la franchise de Milwaukee après un large succès sur les Sixers de Philadelphie dans la nuit de mercredi par 123-108. Ni le triple-double de Ben Simmons (14 points, 13 rebonds et 11 passes), ni les 30 points, 19 rebonds, six passes et trois contres de Joel Embiid ne permettrons de venir à bout d’une jeune équipe menée par Mike Budenholzer, encore en train de prendre ses marques, mais déjà bien conscient du talent qu’il possède sur son banc. De fait, c’est plutôt ce triple-double tout bonnement monstrueux de Giannis Antetokounmpo qui offre aux Cerfs cette belle victoire, importante déjà. Le travail était déjà presque mâché à la pause puisque le Greek Freak inscrivait déjà 20 points, cinq rebonds et six passes. Résultat final, une domination confirmée en seconde période avec une ligne incroyable lorsque l’on ne s’appelle pas Giannis Antetokounmpo : 32 points, 18 rebonds, 10 passes, trois contres et deux interceptions.

Cependant, il semble important de souligner le travail collectif exercé dans ce match. Si Giannis a encore marqué les fans de la balle orange par une grosse performance venue d’une autre galaxie, ses coéquipiers n’ont pas à rougir de honte face à leur feuille de match. Mentionnons surtout Khris Middleton et Brook Lopez. Sur ce match, le lieutenant de Giannis et le nouveau pivot de l’équipe cumulent 46 points, apportant d’autres menaces que celles du Grec. L’équation est simple : si Antetokounmpo continue sur cette lancée, que Middleton garde cette régularité et que Lopez apporte une puissance – déficitaire les saisons précédentes – dans la raquette, les Bucks pourront aller chatouiller les favoris cités dans l’introduction de cet article. La preuve, battre les Sixers est déjà un coup important de cette saison, alors que l’année dernière, le bilan des deux équipes était à deux victoires partout. Les Bucks ont été tranchants cette nuit-là, et prennent donc un avantage moral et sportif nécessaire à la bonne progression du groupe.

Depuis deux ans, Milwaukee retrouve les joies de participer à une série de Playoffs mais cela ne va pas plus loin. De plus, la franchise n’y parvient qu’avec 42 puis 44 victoires sur la saison, ce qui doit être à la hausse cette saison et celles qui arrivent par la suite. Giannis Antetokounmpo en sera le principal acteur, ce qui peut finir par lui valoir quelques glorieuses récompenses…

Que les Bucks rendront peut-être

Cette saison est-elle celle de la confirmation pour Giannis Antetokounmpo ? C’est la question qui se pose lorsque l’on se penche sur les derniers classements du MVP : septième en 2017, sixième en 2018. La raison qui bloque les juges à la récompense du meilleur joueur est simple, les résultats collectifs ne sont pas assez bons pour prétendre soulever le trophée. Et c’est là que le titre du papier prend son sens. Si le Greek Freak parvient à emmener avec lui toute l’équipe, épaulé par Middleton, Lopez et les autres, alors les résultats peuvent suivre et ainsi lui ouvrir la voie pour accéder au podium et pourquoi pas la plus haute marche de celui-ci. Nous n’y sommes pas encore et seuls quatre matchs ont été joués, mais le débat est déjà bien ouvert, surtout lorsque d’autres candidats potentiels comme Stephen Curry ont déjà les mains extrêmement chaudes.

Le titre de MVP est sûrement le plus strict quant aux « règles » pour y accéder. Il a beau être un titre individuel comme d’autres, il est de ceux qui mettent le plus avant les résultats collectifs. De fait, le basketball se vend comme un sport collectif, et prétendre être le meilleur joueur de la Ligue sans n’avoir aucun argument d’équipe en sa faveur fait tâche dans le dossier. Depuis 1981, seul Russell Westbrook est parvenu au sommet, en 2017, sans pour autant atteindre les 50 victoires en saison, dû à ses statistiques en triple-double de moyenne. Alors Giannis le sait, le travail doit être fait jusqu’au bout. Avoir 28,5 points, 16,5 rebonds, 6,8 passes, 1,8 contres et une interception de moyenne doit permettre de devenir meilleur en terme collectif. Et nous le savons : il faut battre les meilleurs pour être le meilleur.

Le prochain match aura lieu vendredi face aux Timberwolves, dans le Minnesota. Cinquième victoire de suite ou pas, il ne faut pas lâcher. Budenholzer devra maîtriser le mental de ses joueurs et les garder sur Terre pour rester concentrer à chaque match comme il se doit. 

Sources : Bleacher Report, Basketball Reference / Source image : HoopsHype

Laisser un commentaire