NBA – Le jeu d’Embiid parlera pour sa quête du M.V.P

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(Photo by Mitchell Leff/Getty Images)

Alors qu’il se considère comme un joueur de basketball avant d’être un Big Men dans la Ligue, Joel Embiid espère toujours obtenir un jour le trophée de Most Valuable Player, autant dire qu’il lui reste encore du temps pour pouvoir y arriver, mais également des progrès à faire. Focus sur l’agent immobilier de l’esprit d’Andre Drummond. 

Souvent excentrique et très bavard, Joel Embiid s’est imposé comme un personnage phare de cette nouvelle NBA. Décrié parfois pour « ouvrir trop sa bouche » le pivot camerounais a pour l’instant toujours répondu par les actes sur le parquet. Avec trois saisons dans les pattes, Embiid fait déjà saliver la planète basket par son jeu et progresse toujours un petit peu plus.

« J’en ai parlé tout l’été, beaucoup me considèrent comme un Big Man. Vu ma façon de jouer, je suis un joueur capable de tout faire sur un terrain de basket avant tout. J’ai toujours pensé être un guard, à la fin de ma carrière j’aimerais bien être un point-guard. »

Une déclaration atypique et audacieuse mais pas dénué de sens pour autant. Depuis ses débuts, le numéro 21 des Philadelphia Sixers montre un style de jeu qu’on a souvent rapproché à Akeem Olajuwon, tant son jeu offensif et défensif peut prendre des airs de fondamentaux complets. Année après année, Embiid rajoute des petits atouts à son éventail déjà large de compétences. A compter dernièrement : un drive au panier nettement plus équilibré et sûr, un tir pull-up en tête de raquette lorsque l’occasion s’y prête ou encore même des steps back.

Dernier gros détail qui reste à régler : le tir à 3 points, domaine où l’intérieur n’excelle pas encore. Pour preuve, il n’est qu’à 29% de réussite dans l’exercice.

« Je parle toujours d’être invincible, mieux tirer à 3 pts n’est qu’une étape supplémentaire pour atteindre ce but. »

Autre pièce à apporter à l’argumentaire « Joel Embiid se développe chaque année. » Les statistiques concernant ses drives.

Source : The Athletic, NBA.com

Actuellement, le Process drive plus que Karl Anthony Towns et Anthony Davis réunis. Deux exemples bien pris au choix car dans la ligue peu d’intérieurs peuvent se vanter d’avoir un jeu complet, divers et surtout sur lequel le joueur a une confiance quasi aveugle.

En ce début de saison les Sixers sont à un bilan de 6 victoires pour 4 défaites. Un bilan positif mais mitigé car la défense qui faisait fureur l’année dernière met du temps à revenir. Des mécanismes qui vont reprendre marche d’ici peu, en attendant JoJo démarre bien l’année dans les discussions du potentiel M.V.P : 28.6 points à 48.1% aux tirs, 31% à 3 pts (rectification après le match de ce soir face aux Pistons, la déclaration ayant été faite deux matchs auparavant) et 81.6% aux lancers-francs, le tout couplé à 11.9 rebonds, 3.8 passes et 2.3 contres. Une ligne qu’il faudra tenir pour espérer voir le trophée Maurice Podoloff.

Source : The Athletic NBA, NBA.com, Basketball Reference, 

Crédit photo : Mitchell Leff/Getty Images

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